Le Groupe de plaidoyer VLF s’accorde avec le ministère de la Justice pour lutter contre l’impunité liée aux unions précoces en RDC

Le Groupe de plaidoyer VLF s’accorde avec le ministère de la Justice pour lutter contre l’impunité liée aux unions précoces en RDC

Une délégation du groupe de plaidoyer Voix et Leadership Féminin (VLF), conduite par son porte-parole Mme Astrid Tambwe se sont d’accord mis d’accord avec le ministère de la justice pour lutter contre l’impunité et les unions précoces en République Démocratique du Congo.

Le groupe, reçu mardi 12 juillet 2022, par la directrice de cabinet de la Ministre de la Justice, Mme Rose Mutombo Kiese, a porté message de plaidoyer à l’intention de la Ministre d’Etat à la Justice et Garde des Sceaux, sur la problématique de l’impunité et des unions précoces.

Cette rencontre a eu pour objectif de présenter un cahier de charge mettant en exergue l’efficacité des stratégies existantes ainsi que les défis en matière de prévention et atténuation des cas incidents d’union et grossesse précoce et aussi d’évaluer la possibilité de mise en place d’un circuit de partage d’information pour renforcer les actions de prévention.

Échanges entre le groupe de plaidoyer VLF et la Dircab de la Ministre d’État de la Justice et Garde des sceaux

Dans la note du plaidoyer, l’équipe des défenseuses des droits de femmes du programme VLF a fait savoir que la RDC dispose d’un cadre juridique et autres mesures protégeant l’enfant, se trouvant dans la convention relative aux droits de l’enfant ainsi que la constitution de 2006.

Pour le groupe de plaidoyer, le phénomène fille-mère a pris des proportions inquiétantes s’autant plus que, un ménage sur quatre en est affecté et trois quarts de ces filles-mères vivent chez leurs parents.

A en croire Mme Astrid Tambwe, la maternité précoce des jeunes adolescentes demeure préoccupante suite aux déterminants sociaux, culturels et sanitaires qui affectent négativement et rendent insuffisante la prise en charge de ce phénomène.

Dans la note explicative, le porte-parole du groupe a également précisé que la pratique d’union précoce et le faible accès aux méthodes de contraception moderne, ainsi qu’aux services de planification familiale favorisent la prévalence des infections sexuellement transmissibles, les grossesses non désirées et autres problèmes de violence et violations des droits des enfants et leur empêchent de contribuer au développement de la nation.

De son côté, la directrice de cabinet de la Ministre d’État de la Justice et Garde des sceaux, a affirmé l’engagement de son ministère à œuvrer dans une collaboration étroite avec le groupe de plaidoyer VLF afin de réussir ce combat. 

Face à ce table tableau sombre, le groupe de plaidoyer VLF s’est lancé dans une série d’échanges avec les acteurs étatiques sur la question des droits de l’enfant.

Ces échanges ont pour but de contribuer à la prévention et la prise en charge des violences basées sur le genre ainsi que l’autonomisation des survivantes des unions et grossesses précoces.

Grâce Ngyke

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